Les vagues ailleurs
Acteurs des vagues
| grégoire |
| barthélemy |
| béatrice |
| catherine |
| john |
Mots-clés des vagues
Au hasard des vagues
| Allégorie de la rue déserteGrégoire pensa le plus sérieusement du monde qu'il était mort, et se rappela cette douleur dans son bras gauche et une autre qui lui congestionnait la gorge au moment de se mettre au lit, douleurs... la suite |
| Taches de vinsNe sachant comment l'annoncer ni même quoi lui dire ni même comment lui adresser la parole, il susurre dans le creux de l'oreille : Je n'aurais pas cru que ces vieilles fenêtres étaient aussi... la suite |
| Glissé-déposéElle ne l'avait plus vu depuis qu'elle lui avait retourné ses cinq doigts en pleine figure. Elle avait passé les quelques semaines qui avaient suivi sans remord, sans nostalgie,... la suite |
| Les cheveux en cascade |
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| Jeudi 26 Mars 2009 11:00 |
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Reste d'habitudes d'enfant gâté, vieux fond aristocratique ou premiers stigmates de sénilité, lorsque l'ennui, une pensée errante ou une vision sexuelle prenait le dessus sur les propos de son interlocuteur, il tendait vers lui sa paume lisse et tendre, ses longs doigt écartés, comme pour lui dire sans gaspiller ses mots qu'il était temps de se taire et de s'en aller. Grégoire, tout puceau de la société qu'il était, vouait une admiration exagérée pour le vieux et la ferma alors que la main tremblait toujours dans le vide. Barthélemy ne prit pas la peine de raccompagner son visiteur et était déjà dans son arrière-boutique, assis à table, le journal étalé sur ses pages 2 et 3 à sa droite, l'ordinateur portable ouvert devant lui - un cadeau de Catherine qui ne supportait plus le cliquetis de sa vieille Olivetti, un cliquetis qu'il se rappelait avec nostalgie à chaque fois qu'il piannotait sur les touches molles de son clavier, une nostalgie d'autant plus présente ce jour-là que la pluie tambourinait avec un son métallique sur le toit de tolle au-dessus de la pièce - quand il entendit tinter la clochette de la porte d'entrée, signal d'une solitude voulue et obtenue. Il fallut quelques minutes et une idée qui s'échappa assez loin pour que Barthélemy ait à relever la tête, pour qu'il se rende compte que Grégoire avait croisé quelqu'un en sortant du magasin, que cette personne s'était postée dans l'encadrement de la porte et l'avait observé pendant un moment, que Catherine justement, qu'il n'avait pas vue depuis trois mois au moins, se trouvait devant lui. Trempée jusqu'aux os, les cheveux dévallant sur son front en de longues mèches collantes, le maquillage dégoulinant dans la foulée, les joues rosées, les yeux ressucités, belle comme jamais, belle comme lorsqu'elle était encore une adolescente négligée avec soin, timide par défi. Elle ne lui dit pas bonjour, mais sortit de sous son imperméable une liasse de journaux, de tous les journaux, qu'elle étala devant lui en souriant.- Tu ne trouves pas que c'est un bon début. Barthélemy pensait juste qu'elle n'aurait pas dû venir chez lui ce jour-là. N'importe quel jour mais pas celui-là. Et il trouvait effectivement que c'était un bon début, et il en tirait, sous son flegme et sa raideur, une grande fierté. - Tu n'aurais pas du venir ici aujourd'hui, mais je suis content de te voir. |
